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LE REPAS EN FAMILLE

Dominique Langlais

Le repas en famille

Si je vous questionne si le repas pris en famille est important, vous serez sans doute enclin à dire qu’il est très important, voire impératif de prendre un repas en famille. En général, on s’entend pour dire que c’est un moment de rassemblement, de partage et que c’est une bonne façon de faire de l’éducation alimentaire aux enfants. Or, voici qu’une étude vient de confirmer et de chiffrer ce que beaucoup croyaient. Des chercheurs de l’Université du Minnesota ont mis en lumière que les repas en famille ont un résultat bienfaisant sur le contrôle du surplus de poids et sur l’obésité  et que ces effets sont durables à l’âge adulte.

Étude réalisée sur les adolescents

L’étude a été réalisée auprès de 2 300 personnes âgés de 13 à 16 ans à qui les chercheurs ont demandé le nombre de repas pris en famille au cours d’une semaine. Puis, on a retrouvé ces mêmes personnes 10 ans plus tard pour voire où ils en étaient dans leurs style d’alimentation. Résultat : ceux qui ne prenaient pas de repas en famille à l’adolescence, avaient 60% de chances de développer de un surplus de poids et de l’obésité à l’âge adulte. Ceux qui prenaient de un à deux repas par semaine (seulement) voyaient diminuer le risque d’embonpoint à 47%.

Ce n’est pas le nombre qui importe

Le nombre de repas pris en famille ne semble pas être une donnée si importante pour autant qu’un ou deux repas puisse être pris, l’adolescent développera en rapport avec la nourriture qui sera bénéfique et qui perdurera dans le temps.

En famille est souvent synonyme de qualité

On remarque également que le repas pris en famille fait intervenir plus de fruits et de légumes, moins de sodium et plus de fibres. Le concept de préparer et de planifier un repas crée une ambiance autour du repas qui va bien au-delà de l’ingurgitation de la nourriture. L’adolescent qui observe ses parents organiser, acheter, planifier, traiter la nourriture, aura plus de chance de répéter ces comportements une fois lui-même devenu adulte.

Éviter les sources de distraction

Si le repas en famille est un moment d’échange, il ne faut pas en profiter pour régler des comptes parce que les enfants sont « prisonniers » à table. Il est souhaitable de faire durer le temps du repas et ne pas l’écourter pour cause de tensions familiale. L’adolescent sera plus enclin à partager ce moment plutôt que de créer de l’évitement en quittant de façon prématurée, ou en se trouvant des activités autres. L’adolescent n’est pas le seule responsable. L’adulte qui dénote un conflit et qui devient anxieux à l’idée de prendre un repas peut développer de l’évitement en regardant la télévision ou en consultant ses courriels.

À retenir, puisque ce n’est pas le nombre qui semble avoir un effet bénéfique et protecteur sur les comportements alimentaires, optez pour la qualité. Si votre style de vie ne vous permet pas plus qu’un nombre « x » de repas en famille, faites en sorte que ceux qui seront réalisés soient le plus harmonieux possible.


Dominique Langlais est un enseignant de biologie humaine depuis 2001.  Il détient un baccalauréat en Sciences de l’éducation profil Biologie-Chimie de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Il œuvre dans le domaine de l’activité physique à la Sporthèque depuis 2008 à titre d’instructeur de spinning, conférencier pour le programme de perte de poids et chroniqueur web. Il est passionné par la transmission de connaissances biologiques menant à de saines habitudes de vie.

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